Appel aux politiques suite aux propos de Chantal Brunel

Publié le par La journée sans immigrés : 24h sans nous


En plein débat sur la loi Besson à l’Assemblée Nationale, Madame Chantal Brunel, députée UMP de Seine-et-Marne, a gravement dérapé. Or, ces propos inacceptables n’ont été condamnés que très mollement par son chef de file, Monsieur Copé.

Les réactions de l’opposition, même si entendues, ne sont pas à la hauteur de la gravité du discours de Madame Brunel. On attend de l’opposition comme de l’ensemble de la classe politique qui ne s’associe pas à cette déclaration et à la dérive du débat politique, qu’elle dénonce avec virulence des propos haineux tenus par une élue de la République.

Nous, immigrés, enfants d’immigrés et citoyens convaincus de l’apport positif de l’immigration en France demandons à tous les politiques de cesser d’attiser la flamme de la haine.

Jean-François Copé a semblé embêté mardi soir en apprenant les propos que venait de tenir sa collègue, la députée de Seine et Marne Chantal Brunel qui demandait que les réfugiés libyens et tunisiens soient remis «à la mer». Rien que ça ! Le patron de l’UMP, qui sortait d’une réunion, s’est tout de suite désolidarisé : «je désapprouve, je ne comprends pas qu’elle ait pu dire ça, mais parfois, on dit des choses qui sont en décalage avec ce que l’on pense».

Ben voyons ! Une condamnation bien molle à la hauteur de son embarras. Il faut dire que Chantal Brunel pense bien ce qu’elle dit puisque le lendemain matin, la députée confirmait ses propos. Marine Le Pen, très haut dans les sondages, avaient peu ou prou dit la même chose, la semaine dernière, sur RTL au micro de Jean-Michel Apathie.

Mais est-ce vraiment une surprise? Depuis la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, les débats (roms, identité nationale, burqa, islam), les discours (Toulon, Grenoble, Puy en Velay) se sont succédés et on se demande encore pourquoi l’UMP et le FN ne s’allient pas aux prochaines élections cantonales (20 et 27 mars), une idée déjà avancée par plusieurs ténors de l’UMP.

Allons jusqu’au bout du raisonnement et les deux partis pourraient même tomber d’accord sur une candidature unique pour l’élection suprême l’année prochaine. On aurait Nicolas Sarkozy président et Marine Le Pen, premier ministre. Ou vice-versa…

Pendant ce temps-là, les réactions de l’opposition sont décevantes. Pourquoi ? Parce que la gauche n’assume plus ce qu’elle est. On attend d’elle qu’elle dénonce avec virulence un discours haineux tenu par une élue de la République. Les yeux rivés sur les sondages, elle essaie de ménager un électorat qu’elle sent de plus en plus exaspéré, que la crise n’épargne pas.

Des électeurs, écœurés par les dernières affaires mettant en cause des ministres. Nous pensons qu‘il est urgent d’assumer ce que nous sommes, que face à ce déferlement de haine, il y a un autre discours qui s’impose. La France est belle parce qu’elle est diverse, nourrie de ses différentes vagues d’immigration.

La France est une terre d’asile et prétendre renvoyer des réfugiés à la mer est purement indigne et inacceptable.


Publié dans Notre position

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middleton 17/03/2011 19:24



bravo a Chantal Brunel qui est la seule au gouvernement a dire une chose sensée, si tous les immigrés rentraient chez eux pour construire correctement leur pays au lieu de profiter des siecles de
sueur des francais et venir vampiriser les impots et les acquis sociaux chèrement payé par le peuple francais qui en a ras-le-bol d'étre envahis depuis des millénaires par tous ceux qui ne
sont même pas capable de travailler à développer leur propre pays, nous n'aurions plus de chomeur et notre économie serait florissante.